Mon choix est fait

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… mais le débat, qui vire à l’hystérie pour certains, me semble très intéressant.
Maserati a tenté, avec le succès que l’on sait, d’électrifier des autos conçues plus ou moins comme des thermiques. Bilan : la GT Folgore ne se vend pas, la MC20 Folgore a carrément été annulée.
Alors que Ferrari semble préparer ici l’après 2035-2040. Et sa réflexion a dû être la suivante : comment Ferrari peut rester Ferrari dans un marché automobile qui sera profondément transformé ? Comme aurait dit Steve Jobs en son temps : « ceci est une révolution »

. Il faut en effet révolutionner Ferrari pour continuer à se développer. Il est entendu que Ferrari continuera à sortir le plus longtemps possible des berlinettes thermiques « classiques », probablement de plus en plus hybridées, mais il faut préparer « l’après-après », et pour ce faire, rien de mieux que de repartir d’une page blanche.
Révolution de la page blanche qui passe par :
- réinventer le produit pour rester une (la ?) marque iconique, alors qu’il semble entendu que sur le plan strict de la performance technologique, nos amis chinois ont des longueurs d’avance et qu’on ne pourra, au mieux, que les égaler.
- casser les codes du design en allant chercher des gens qui ont réussi dans d’autres secteurs (difficile de nier le succès de Jonathan Ive pour Apple)
- aller chercher une nouvelle clientèle, qui se moque un peu de faire « vroum vroum », mais qui a envie de rouler autrement et a les moyens de le faire.
L’action a décroché de 8%, soit. Luca di Montezemolo s’étrangle, soit. Mais je suis convaincu que le board Ferrari s’y attendait. Et je suis impatient de voir où l’action sera dans quelques mois. En attendant :
- je ne crois pas un seul instant qu’ils perdront de l’argent avec cette auto (à 550.000€ l’exemplaire, ils en ont sous la pédale)
- ils font un buzz incroyable et même des gens qui ne s’intéressent pas au marché de l’auto ont entendu parler de cette sortie (des collègues de boulot, me demandant ce midi ce que j’en pensais, car leur émission de radio en parlait)
- et surtout ils préparent l’évolution à long terme de leur marque, ce qui est un luxe que toutes les autres marques d’automobile (sauf les chinoises) aimeraient se permettre.
Je ne vous apprends rien : c’est la panique un peu partout en ce moment, et les réflexions, très court-termistes, consistent peu ou prou à réfléchir s’il faut être un peu / beaucoup / passionnément acoquiné avec les nouveaux arrivants chinois pour s’en sortir.
Ferrari ne veut pas se retrouver dans cette situation, et ça me semble plutôt « sain » (pourtant je ne suis pas un adorateur de John Elkann, loin de là).
Que nous ne soyons pas preneurs de cette proposition, je pense que Ferrari s’en moque, de toute façon, elle n’est « pas pour nous »
Oups, sacré pavé que voilà. Quand je vous dis qu’elle fait le buzz ! 